La température de l'eau en Guadeloupe reste comprise entre 26 et 29 degrés toute l'année : minimum en février, maximum en septembre. L'amplitude dépasse rarement trois degrés, et la baignade reste possible tous les mois. Ce sont le vent, la houle et la pluie qui font la différence d'une côte à l'autre.
Ce qu'il faut retenir
- La mer descend rarement sous 26 degrés en janvier et février, et monte autour de 29 degrés en septembre.
- La côte sous-le-vent de Basse-Terre, de Bouillante à Deshaies, reste la plus abritée des alizés et la plus calme.
- Le carême, de janvier à avril, donne la meilleure visibilité en plongée ; l'hivernage donne l'eau la plus chaude.
Température de l'eau en Guadeloupe mois par mois
Les valeurs ci-dessous sont des moyennes de surface relevées le long des côtes de l'archipel. Elles varient de quelques dixièmes selon les années et selon l'endroit, mais l'allure générale ne change pas : un creux en fin de carême, une montée régulière au printemps, un plateau chaud à la fin de l'hivernage.
| Mois | Température de la mer | Saison |
|---|---|---|
| Janvier | 26 à 27 degrés | Carême |
| Février | 26 degrés | Carême |
| Mars | 26 à 27 degrés | Carême |
| Avril | 27 degrés | Fin de carême |
| Mai | 27 à 28 degrés | Transition |
| Juin | 28 degrés | Début d'hivernage |
| Juillet | 28 à 29 degrés | Hivernage |
| Août | 29 degrés | Hivernage |
| Septembre | 29 degrés, parfois 30 | Pic de l'hivernage |
| Octobre | 29 degrés | Hivernage |
| Novembre | 28 degrés | Fin d'hivernage |
| Décembre | 27 à 28 degrés | Début de carême |
Un point mérite d'être souligné, parce qu'il surprend les voyageurs venus d'Europe : le mois le plus froid dans l'eau n'est pas le mois le plus froid dans l'air. La mer accumule la chaleur avec plusieurs semaines de retard sur l'ensoleillement. C'est pourquoi le creux se situe en février, alors que le soleil est déjà remonté, et que le maximum arrive en septembre, après tout un été de réchauffement.
Pourquoi la mer n'a pas la même température d'une côte à l'autre
L'archipel se lit en deux moitiés. Grande-Terre, plate et calcaire, expose ses plages de Sainte-Anne et de Saint-François directement aux alizés qui soufflent d'est en ouest. Basse-Terre, volcanique et montagneuse, arrête ce flux : sa façade occidentale, dite côte sous-le-vent, se retrouve à l'abri du relief.
Le thermomètre y gagne peu, quelques dixièmes de degré tout au plus. Ce qui change vraiment, c'est l'état de la mer. Une eau à 27 degrés agitée par une houle de vent paraît plus fraîche qu'une eau à 27 degrés parfaitement lisse, parce que le clapot renouvelle en permanence la couche d'eau au contact de la peau. De Deshaies à Pointe-Noire, puis jusqu'à Bouillante et Malendure, cette façade abritée offre donc des conditions de mer calme une grande partie de l'année, et une sensation de confort supérieure à ce que la seule température laisserait attendre.
La profondeur joue aussi. Sur une anse peu profonde à fond de sable clair, comme on en trouve du côté de Sainte-Anne, l'eau se réchauffe vite dans la journée et peut dépasser d'un à deux degrés la valeur du large. À l'inverse, les tombants des îlets Pigeon restent plus stables : au-delà de vingt mètres, la température perd généralement un à deux degrés par rapport à la surface.
Carême et hivernage : ce que les deux saisons changent dans l'eau
La Guadeloupe ne connaît pas quatre saisons mais deux. Le carême couvre grossièrement la période de janvier à avril : peu de pluie, alizés soutenus, air sec. L'hivernage s'étend de juin à novembre : chaleur lourde, averses brèves et intenses, humidité élevée. Mai et décembre servent de charnières.
Pour qui entre dans l'eau, la différence ne tient pas au thermomètre mais à la clarté. Pendant l'hivernage, les fortes pluies lessivent les pentes de Basse-Terre et les rivières déversent en mer des particules qui troublent les premiers mètres, parfois pendant un à deux jours après un gros épisode. Le carême, plus sec, laisse au contraire une eau limpide sur de longues périodes.
La saison cyclonique, officiellement du 1er juin au 30 novembre, se superpose à l'hivernage. Elle ne signifie pas qu'un cyclone traversera l'archipel, ce qui reste rare pour une commune donnée, mais qu'une houle lointaine peut fermer les sorties en mer plusieurs jours sans que le ciel soit menaçant sur place.
Ce que la température de l'eau change quand on plonge
Entre 26 et 29 degrés, aucune plongée de loisir en Guadeloupe ne demande d'équipement particulier. Une combinaison humide de 3 millimètres, ou un shorty, suffit largement, et beaucoup de plongeurs se contentent d'un simple lycra en août et septembre. Le calcul change dès que l'on enchaîne : sur trois plongées dans la journée, le corps se refroidit d'une immersion à l'autre, et les 3 millimètres deviennent confortables même au cœur de l'hivernage.
Le vrai critère de choix reste la visibilité, et elle ne suit pas la courbe des températures. Les meilleures conditions se rencontrent en général en fin de carême, entre mars et mai : la mer est encore fraîche mais claire, et les alizés faiblissent. Septembre offre l'eau la plus chaude de l'année, mais c'est aussi le mois où une averse peut dégrader la visibilité du jour au lendemain. Pour une sortie en palmes, masque et tuba, où la profondeur dépasse rarement quelques mètres, cette turbidité de surface se fait sentir davantage encore.
Bouillante, la commune où le sol chauffe la mer
Bouillante doit son nom à un phénomène que l'on ne rencontre nulle part ailleurs dans l'île à ce degré. L'activité géothermique de la région réchauffe l'eau souterraine, qui ressort le long du littoral et se mélange à la mer. Dans certains bassins naturels du bourg, la température se situe entre 30 et 38 degrés, très au-dessus de la moyenne de l'archipel.
Ces sources chaudes forment des zones de quelques mètres carrés, sans influence sur la température générale de la baie. Elles offrent en revanche un contraste apprécié après une plongée : sortir d'une eau à 26 degrés en janvier pour entrer dans un bassin à 34 degrés reste l'une des expériences les plus marquantes de la côte sous-le-vent. Le sable noir volcanique de la plage de Malendure accentue cette impression de chaleur, la roche sombre emmagasinant le rayonnement bien plus qu'un sable blanc.
Houle, courants et hauteur de vague
La température ne dit pas tout de l'état de la mer, et c'est souvent elle qui décide d'une sortie. Sur la côte au vent de Grande-Terre, la houle d'alizé lève couramment des vagues de l'ordre d'un à deux mètres, avec un clapot court et un courant sensible le long des pointes. Sur la côte sous-le-vent de Basse-Terre, la hauteur reste le plus souvent inférieure à un demi-mètre, ce qui explique que les clubs de plongée de la région sortent presque toute l'année.
Pendant l'hivernage, une tempête tropicale située à plusieurs centaines de kilomètres peut envoyer une houle longue qui atteint le nord de l'archipel sans qu'aucune pluie ne tombe sur place. C'est le cas le plus trompeur : le ciel est dégagé, la mer est chaude, et les sorties sont pourtant annulées. La prévision de hauteur de vague, publiée avec la température dans le bulletin marine, est donc à lire autant que le thermomètre.
Pourquoi la moyenne change d'une année sur l'autre
Les valeurs de ce tableau sont des moyennes climatiques, pas des garanties. D'une année à l'autre, la température maximale comme la température minimale peuvent s'écarter de quelques dixièmes, parfois d'un degré entier, sous l'effet de la circulation océanique et des phénomènes de grande échelle.
Le plus connu d'entre eux est l'oscillation australe, dont les deux phases portent les noms d'El Niño et de La Niña. Née dans le Pacifique, elle modifie les vents en altitude au-dessus de l'Atlantique tropical : une phase El Niño marquée tend à freiner l'activité cyclonique dans la région, une phase La Niña à la renforcer. Les prévisions saisonnières publiées avant chaque saison humide s'appuient sur cet indicateur, et c'est à ce niveau que la variabilité se joue, bien plus que sur les quelques dixièmes de degré de l'eau.
Et dans les autres îles de l'archipel
La Guadeloupe ne se limite pas à ses deux ailes principales. Sur les plans d'eau des Saintes, autour de Terre-de-Haut, à Marie-Galante ou à La Désirade, la température de la mer est la même qu'au large de Basse-Terre, à quelques dixièmes près. Ce sont là encore l'exposition et l'abri qui font la différence.
La baie de Terre-de-Haut, fermée et peu profonde, se réchauffe vite et reste calme. La Désirade, avancée face à l'Atlantique, reçoit la houle de plein fouet sur sa côte nord et n'offre d'eau abritée que sur sa façade sud. Marie-Galante, plate et ronde, présente les deux visages selon l'anse où l'on se trouve. Un même degré de température de l'eau recouvre donc, à l'échelle de la Guadeloupe, des conditions de baignade très différentes.
Ce que l'on demande le plus souvent sur la mer en Guadeloupe
- Quelle est la température de l'eau aujourd'hui ?
- Cette page publie des moyennes mensuelles, pas la valeur du jour, parce qu'un chiffre relevé une fois serait faux dès le lendemain. Pour la mesure du jour, le bulletin marine de Météo-France Guadeloupe est la source de référence.
- Quand se baigner en Guadeloupe ?
- Toute l'année. La mer ne descend pas sous 26 degrés, y compris en janvier et en février, ce qui reste au-dessus de la température d'une piscine chauffée en France métropolitaine.
- Quel est le mois où l'eau est la plus chaude ?
- Septembre, avec une moyenne autour de 29 degrés et des pointes à 30 degrés sur les fonds peu profonds. Octobre reste très proche.
- Et le mois où elle est la plus fraîche ?
- Février, autour de 26 degrés. Le décalage avec le creux d'ensoleillement s'explique par l'inertie thermique de la mer, qui met plusieurs semaines à suivre.
- La température de l'eau est-elle la même à Bouillante et à Saint-François ?
- À quelques dixièmes près, oui. Ce qui diffère est l'état de la mer : Saint-François et Sainte-Anne sont exposés aux alizés, quand la côte sous-le-vent de Basse-Terre reste abritée par le relief.
- Faut-il une combinaison pour plonger ?
- Un shorty ou une combinaison de 3 millimètres suffit toute l'année. Elle devient utile surtout pour les plongées répétées dans la même journée, le refroidissement s'accumulant d'une immersion à l'autre.
- Quelle période offre la meilleure visibilité ?
- La fin du carême, entre mars et mai. L'eau y est un peu moins chaude qu'en septembre, mais les pluies rares limitent les apports troubles venus des rivières de Basse-Terre.
Où consulter la température de l'eau du jour
Aucune page éditoriale ne peut donner une valeur en temps réel sans se tromper dès le lendemain. Pour connaître la température de la mer, l'état des vagues et la vitesse du vent avant une sortie, le bulletin marine de Météo-France Guadeloupe publie chaque jour les données officielles pour l'archipel, ainsi que le suivi de la saison cyclonique. C'est aussi la donnée qui conditionne les sorties saisonnières, à commencer par l'observation des baleines. Les moyennes réunies sur cette page servent à préparer un voyage plusieurs mois à l'avance ; le bulletin du jour sert à décider d'une plongée le matin même.













