Trois pages de ce site mentionnent le masque et le tuba sans qu'aucune ne s'y arrête. C'est pourtant l'activité la plus pratiquée sur place, la plus accessible, et celle où les dégâts involontaires sont les plus fréquents.
Le corail ne supporte pas le contact
Ce que l'on prend pour une roche est un animal colonial vivant, recouvert d'une fine couche de tissu. Une palme qui frotte, une main qui se pose, un pied qui cherche appui : le contact arrache ce tissu et la zone touchée peut mourir. La règle est donc simple et absolue, on ne touche pas et on ne se met jamais debout. Elle protège aussi le nageur, une coupure de corail s'infectant facilement parce qu'elle laisse des fragments et des micro-organismes dans la plaie.
Une zone réglementée, pas seulement conseillée
Le périmètre protégé autour des îlets encadre le mouillage et interdit la pêche. Nourrir les poissons y est également à proscrire : cela modifie durablement leur comportement et déséquilibre les relations entre espèces. De même, coquillages et fragments de corail mort restent sur place, ils font partie du récif.
La dérive est le vrai risque
Le visage dans l'eau, l'attention absorbée par le fond, on ne perçoit ni le courant ni la distance parcourue. Le réflexe utile consiste à relever la tête toutes les quelques minutes et à repérer un point fixe à terre. Une bouée de signalisation devient nécessaire dès que l'on s'éloigne, car un nageur en surface est presque invisible depuis un bateau. Et l'on ne part pas seul, y compris depuis une plage fréquentée.
Le tissu plutôt que la crème
Un t-shirt anti-ultraviolet couvre le dos, qui est exposé en permanence et impossible à protéger correctement une fois dans l'eau. Il évite aussi de relâcher des filtres solaires dans un milieu fermé, dont certains sont mis en cause dans la fragilisation des coraux. C'est la solution la plus simple, et elle dure toute la journée sans réapplication.









