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Bouillante Guadeloupe

La cascade aux Écrevisses, une chute d'eau au bord de la route de la Traversée

La cascade aux Écrevisses, une chute d'eau au bord de la route de la Traversée

La cascade aux Écrevisses est une chute d'eau d'une dizaine de mètres sur la rivière Corossol, au cœur du parc national de la Guadeloupe, en Basse-Terre. On la rejoint par la route de la Traversée (D23), un parking gratuit et un sentier aménagé de 200 mètres : c'est le site naturel le plus facile d'accès de l'île, et l'un des plus fréquentés.

Accès gratuit et libre, en voiture par la Traversée, sur la commune de Petit-Bourg. Visite courte, de 30 minutes à une heure. Bassin naturel où l'on peut se baigner, sans surveillance, sur des roches très glissantes. Venir tôt le matin et éviter les jours de forte pluie.

Où se trouve la cascade et comment s'y rendre ?

La cascade se situe sur la commune de Petit-Bourg, côté atlantique de la Basse-Terre, le long de la route de la Traversée. Cette route départementale coupe le massif forestier d'ouest en est : elle relie la côte sous le vent, vers Mahaut et Pointe-Noire, à la côte au vent, vers Petit-Bourg. La cascade se trouve dans sa partie est, à quelques kilomètres de la Maison de la Forêt, et c'est là que la plupart des cartes routières la placent.

Depuis Bouillante, on remonte la côte caraïbe vers le nord jusqu'à l'embranchement de la Traversée, puis on franchit le col des Mamelles avant de redescendre dans la forêt humide. Comptez environ trois quarts d'heure de voiture, davantage par temps de pluie : la route est sinueuse, étroite par endroits, et les arrêts tentants sont nombreux. Notre guide de la route de la Traversée et de ses arrêts détaille le trajet complet.

Depuis Pointe-à-Pitre ou Baie-Mahault, l'accès est plus direct : on prend la direction de Petit-Bourg puis la Traversée, et la cascade arrive après une vingtaine de minutes de montée. Sans voiture, l'affaire se complique, car les bus ne desservent pas la route de façon pratique pour un visiteur ; les solutions possibles sont réunies dans notre page pour se déplacer à Bouillante sans voiture.

Parking, sentier et équipements du site

Le parking gratuit borde la route, à proximité immédiate du départ du sentier. Il se remplit vite en milieu de journée : à partir de 10 h et jusqu'à 15 h, surtout le week-end et pendant les vacances scolaires, il faut parfois se garer le long de la chaussée, ce qui reste délicat dans les virages.

Le sentier aménagé mesure environ 200 mètres. Il suit la rivière sous les fougères arborescentes et les grands arbres de la forêt tropicale, avec des marches et des passages en dalles. Aucune difficulté technique, mais le sol reste humide toute l'année : de bonnes chaussures valent mieux que des tongs. Le site dispose de tables de pique-nique, et des sanitaires ont été installés près du parking.

Le parc national de la Guadeloupe rénove ce site par étapes pour améliorer la sécurité et le confort des visiteurs, et il a annoncé une nouvelle phase de travaux à compter du 3 décembre 2025. Une partie des aménagements peut donc être fermée ou déplacée au moment de votre passage : consultez le site du parc avant de partir.

Que voir sur place : la chute d'eau, le bassin et la rivière

La chute d'eau tombe d'une dizaine de mètres entre deux parois de roche volcanique couvertes de mousses, puis s'étale dans un bassin naturel d'eau douce, clair quand il n'a pas plu. Plus bas, la rivière Corossol poursuit sa course en petits rapides et en vasques plus calmes, que beaucoup de visiteurs préfèrent au bassin principal, souvent bondé.

Le nom vient des crustacés d'eau douce qui peuplaient la rivière, les ouassous, que l'on appelle aussi écrevisses en Guadeloupe. En créole, on parle d'ouassou plutôt que d'écrevisse, mais le nom français est resté sur les panneaux et les cartes. Une vraie écrevisse au sens européen n'y vit pas : l'écrevisse guadeloupéenne est une grande crevette d'eau douce, et la plus grande peut dépasser la taille d'une main. La pêche y est interdite, comme partout dans le cœur du parc national. On y croise surtout des oiseaux forestiers et, avec un peu de patience, de petits poissons de rivière dans les eaux peu profondes.

Le site est un bon premier contact avec la forêt de la Basse-Terre : en une demi-heure, on voit une végétation de sous-bois que les sentiers plus longs ne montrent pas mieux. Pour comprendre ce milieu, notre page sur le parc national de la Guadeloupe et sa forêt tropicale présente les autres sites protégés.

Cascade aux Écrevisses : baignade, horaires et saison, ce qu'on demande avant d'y aller

Peut-on se baigner dans le bassin ?

Oui, la baignade est tolérée dans le bassin et dans la rivière, mais il n'y a aucun maître-nageur. L'eau est fraîche, ce qui surprend après la chaleur de la côte. Évitez de sauter depuis les rochers : la profondeur varie et les pierres immergées sont nombreuses.

Quels sont les horaires d'ouverture ?

Le site est en accès gratuit et libre, sans billetterie ni horaires fixes. La visite se fait de jour : sous la canopée, la lumière baisse tôt et le sentier devient difficile à lire dès la fin d'après-midi.

Quelle est la meilleure période pour visiter ?

La saison sèche, le carême, de janvier à avril environ, offre l'eau la plus claire et la rivière la plus calme. Pendant la saison des pluies, de juillet à novembre, la cascade est plus spectaculaire mais l'accès au bassin devient risqué. Le meilleur moment de la journée reste le début de matinée, avant l'arrivée des cars.

Le site est-il accessible aux personnes à mobilité réduite ?

En partie seulement. Le parking et ses abords sont plats, mais le sentier comporte des marches et des dalles inégales, et l'accès au bassin se fait sur des rochers. Une personne en fauteuil verra la rivière depuis le début du chemin, pas la chute d'eau elle-même. Les aménagements prévus par les travaux de rénovation peuvent changer cette condition : l'information à jour se trouve auprès du parc national ou de l'office de tourisme, qui recense les sites de l'île adaptés au tourisme et handicap.

La visite convient-elle aux enfants ?

Oui : le sentier est court, plat dans l'ensemble, et le bassin a des bords peu profonds. Il faut seulement tenir les plus jeunes par la main sur les dalles mouillées.

Quels sont les risques et comment les éviter ?

Le premier danger est la chute. Les roches au bord du bassin et dans le lit de la rivière sont très glissantes, couvertes d'une fine pellicule d'algues invisible à l'œil. La plupart des blessures viennent de là : entorses, coupures, chocs à la tête. Marchez lentement, gardez des chaussures qui accrochent, et ne vous approchez pas de la base de la chute.

Le second danger est la montée des eaux. En Basse-Terre, une averse sur les hauteurs peut gonfler une rivière en quelques minutes, même quand il fait beau au bord du bassin. Si l'eau se trouble, si le débit augmente ou si l'on entend un grondement en amont, il faut sortir de la rivière immédiatement. En période de vigilance pluie, mieux vaut s'abstenir.

Enfin, comme dans toutes les eaux douces de l'île, la leptospirose circule : éviter de boire l'eau, ne pas se baigner avec une plaie ouverte, et consulter un médecin en cas de fièvre dans les jours qui suivent. La prudence ne retire rien à la visite ; elle évite seulement de la terminer aux urgences.

Que faire à proximité après la cascade ?

La cascade se combine facilement avec les autres arrêts de la Traversée. La Maison de la Forêt, à quelques minutes, propose un sentier de découverte en boucle et des panneaux sur les arbres de la forêt humide. Plus haut, les points de vue du col des Mamelles ouvrent sur la canopée et, par temps clair, sur les deux côtes.

Pour ceux qui veulent marcher davantage, les sentiers du parc national partent de plusieurs aires le long de la route. Les amateurs de sensations peuvent descendre un canyon accompagnés d'un guide diplômé, et ceux qui préfèrent les jardins pousseront jusqu'au jardin botanique de Deshaies, au nord de la côte caraïbe. De retour à Bouillante, la randonnée de la Trace de la Victoire offre une autre façon de découvrir la forêt, cette fois sur les hauteurs de la commune : notre fiche sur la randonnée de la Trace de la Victoire décrit le parcours.

Côté nord, la route de Sainte-Rose mène à d'autres sauts et à des plages de sable doré, tandis qu'au sud la commune de Saint-Claude ouvre la montée vers la Soufrière. Pour la photo, la lumière la plus douce arrive tôt, quand le soleil n'a pas encore franchi la canopée : une bonne raison de plus de prévoir la cascade en début de journée, en pleine nature et loin de la foule.

Une journée type depuis Bouillante, notre conseil pour une expérience sans précipitation : départ vers 7 h 30, cascade aux Écrevisses avant 9 h, Maison de la Forêt, pique-nique sur une aire de la Traversée, puis retour par la côte sous le vent pour un bain chaud ou un coucher de soleil sur la plage de Malendure. Pour rester plusieurs jours dans la zone, l'hébergement à Bouillante permet de faire la cascade en matinée et de revenir se baigner en mer l'après-midi.

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