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Bouillante Guadeloupe

Parc national de la Guadeloupe : forêt, volcan et îlets Pigeon

Parc national de la Guadeloupe : forêt, volcan et îlets Pigeon

Le parc national de la Guadeloupe est le premier parc national créé outre-mer, en 1989. Son cœur protège la forêt du massif de la Basse-Terre, la Soufrière et, en mer, les îlets Pigeon au large de Bouillante : depuis la côte caraïbe, une grande partie du parc est accessible en moins d'une demi-heure de route, sans entrée payante.

Où
Sur la Basse-Terre, siège à Saint-Claude ; Bouillante est à la porte ouest du massif.
Quoi
Forêt tropicale humide, volcan, cours d'eau et cascades, mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin, fonds marins des îlets Pigeon.
Comment
En voiture par la route de la Traversée, puis à pied sur des sentiers balisés de 10 minutes à une journée.

Un parc national né en 1989, refondu en 2009

Créé le 20 février 1989 pour protéger un écosystème tropical unique, le parc national de la Guadeloupe a été le premier parc des départements d'outre-mer et le septième du réseau des parcs nationaux de France, aujourd'hui fédérés par l'Office français de la biodiversité. La réforme de 2006, appliquée ici en 2009, a redessiné son espace : un cœur de parc soumis à une réglementation stricte, une aire d'adhésion pour les communes qui signent la charte, et une aire maritime adjacente autour de la côte.

La zone cœur réunit plusieurs blocs. Le plus vaste est le cœur forestier du massif de la Basse-Terre, autour de la Soufrière. Le cœur protège aussi les îlets et les herbiers du Grand Cul-de-Sac Marin, au nord, entre Basse-Terre et Grande-Terre, ainsi que les îlets Pigeon, face à Malendure, seule partie marine du cœur sur la côte caraïbe de la Guadeloupe. Au total, la zone cœur dépasse 21 000 hectares, l'aire maritime adjacente étant bien plus vaste. Le parc gère aussi la réserve naturelle du Grand Cul-de-Sac Marin et celle de l'îlet de Petite-Terre.

Le parc est administré par un établissement public. Son conseil d'administration rassemble l'État, les collectivités, les usagers et des personnalités qualifiées ; un conseil scientifique donne son avis sur la protection du patrimoine naturel et culturel. Les communes et les entreprises engagées dans la charte peuvent porter la marque « Esprit parc national », qui signale un produit ou un séjour conçu dans l'esprit parc national.

Où se situe le parc et comment y accéder depuis Bouillante ?

Le siège administratif se trouve à Montéran, 97120 Saint-Claude, sur les hauteurs de Basse-Terre. Le massif forestier occupe le centre de l'aile ouest de l'archipel de la Guadeloupe : on y entre par la côte caraïbe, par la côte au vent ou par le sud, côté volcan.

Depuis Bouillante, l'accès le plus direct est la route de la Traversée qui coupe la Basse-Terre d'ouest en est. Elle monte de Mahaut vers le col des Mamelles et traverse le cœur de parc sur plusieurs kilomètres, avec des parkings au départ des sentiers. Le réseau de bus ne dessert pas les points de départ en forêt : il faut louer une voiture ou réserver une excursion avec transport.

  • Bouillante vers la Maison de la Forêt : environ 25 minutes par la Traversée.
  • Bouillante vers les chutes du Carbet : compter près d'1 h 30, par le sud et Capesterre-Belle-Eau.
  • Bouillante vers la Soufrière : un peu plus d'une heure, par Basse-Terre et Saint-Claude.

Les points d'intérêt du parc, du volcan aux cascades

La Soufrière, volcan actif surveillé par l'observatoire de Saint-Claude, culmine à 1 467 mètres : c'est le point culminant des Petites Antilles. Son ascension depuis les Bains Jaunes demande une demi-journée et une météo clémente ; certains secteurs du sommet peuvent être fermés selon l'activité volcanique. Le détail du parcours est dans notre guide pour préparer la montée à la Soufrière.

Les chutes du Carbet descendent du flanc est du volcan en trois cascades. La deuxième, haute d'une centaine de mètres, est la plus visitée, par un sentier aménagé ; la première et la troisième demandent une vraie randonnée, et les accès sont parfois fermés après de fortes pluies ou des éboulements.

Plus près de Bouillante, la cascade aux Écrevisses tombe dans un bassin d'eau douce à dix minutes de marche du parking, au bord de la Traversée. Le sentier est facile et accessible aux familles, d'où une forte fréquentation en milieu de journée : pour la trouver calme, mieux vaut arriver tôt. Itinéraire, baignade et horaires conseillés sont réunis sur la page consacrée à l'accès à la cascade aux Écrevisses.

La Maison de la Forêt, sur la même route, sert de point d'accueil : panneaux sur la flore, petit sentier botanique et départ de boucles plus longues sous la canopée. Le parc zoologique des Mamelles, souvent appelé zoo de Guadeloupe, est installé au col voisin ; c'est un établissement privé, distinct du parc national.

Randonnées : quels sentiers choisir selon son niveau ?

Le parc entretient plusieurs centaines de kilomètres de traces balisées. Sur ces traces, l'humidité compte autant que la distance : sur le massif, il pleut beaucoup plus qu'en bord de mer, et la boue rend les pentes glissantes. Voici une sélection de circuits de découverte accessibles depuis la côte caraïbe de la Guadeloupe, du plus court au plus long.

SentierDurée indicativeNiveauCe qu'on y découvre
Cascade aux Écrevisses10 min allerFacileBassin d'eau douce, rivière Corossol
Boucle de la Maison de la ForêtEnviron 1 hFacileGommiers, fougères arborescentes, épiphytes
Trace de la VictoireEnviron 2 h en boucleMoyenForêt des hauteurs de Bouillante
Soufrière par les Bains JaunesDemi-journéeSoutenuVégétation d'altitude, fumerolles, panorama

Avant de partir, la météo de montagne et l'état des sentiers se vérifient sur le site du parc, qui publie les fermetures. Chaussures crantées, eau, vêtement de pluie et départ le matin restent la règle, même pour une courte boucle.

Biodiversité : la faune et la flore d'une forêt tropicale protégée

La forêt du massif change d'aspect avec l'altitude : forêt dense et humide sur les pentes, puis forêt d'altitude plus basse, et enfin savane d'altitude près du sommet de la Soufrière, battue par le vent. Fougères arborescentes, broméliacées, orchidées et mousses couvrent les troncs ; le gommier blanc et l'acomat-boucan comptent parmi les grands arbres du sous-bois.

Côté faune, l'emblème du parc national de la Guadeloupe est le pic de Guadeloupe, le seul oiseau strictement endémique de l'archipel, que l'on entend tambouriner sur les troncs morts. Les cours d'eau abritent écrevisses et poissons d'eau douce, les chauves-souris représentent la majorité des mammifères indigènes, et la mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin sert de nurserie à de nombreux poissons. En mer, le cœur des îlets Pigeon protège coraux, éponges et tortues : c'est la réserve Cousteau, haut lieu de plongée à Bouillante.

Ce qui est interdit dans le cœur de parc

Le cœur de parc relève d'une réglementation propre, appliquée par les agents du parc. On y laisse la nature en place : pas de cueillette de plantes ni de prélèvement d'animaux, pas de feu, pas de déchets abandonnés, pas de chien en liberté, pas de bivouac hors des lieux autorisés. En mer, autour des îlets Pigeon, la pêche est interdite et le mouillage se fait sur les bouées prévues. Ces règles visent à préserver un patrimoine naturel fragile, que la forte fréquentation de quelques sites suffit à abîmer.

Une autre menace vient des espèces exotiques envahissantes. Le poisson-lion sur les récifs, des plantes ornementales échappées des jardins ou des animaux introduits concurrencent les espèces locales ; le parc mène des campagnes de suivi et de lutte, et demande aux visiteurs de ne rien transporter d'un milieu à l'autre. Le comité français de l'UICN classe le parc national de la Guadeloupe parmi les aires protégées de référence du territoire, et l'archipel de la Guadeloupe est réserve de biosphère de l'Unesco depuis 1992.

Hébergement près du parc : où dormir pour l'explorer ?

Aucun hôtel ni camping n'est installé dans le cœur de parc. Pour explorer la forêt et la mer sans longs trajets, le bourg de Bouillante et la côte de Malendure offrent une base pratique : gîtes, locations et petits hôtels à quelques minutes de la Traversée comme des îlets Pigeon. Notre sélection pour dormir à Bouillante selon son séjour compare les quartiers. Saint-Claude et Vieux-Habitants conviennent mieux à qui vise d'abord la Soufrière.

Pour la localisation des sentiers, la carte interactive et les informations à jour, l'office de tourisme et le site du parc national restent les deux ressources fiables ; les maisons du parc accueillent aussi le visiteur avec de la documentation et des photos des paysages à découvrir.

Parc national de la Guadeloupe : trois doutes avant de partir

L'entrée du parc national est-elle payante ?

Non, l'accès aux sentiers et aux sites du parc est libre. Seules les prestations privées, guides, excursions ou plongées, se paient auprès des professionnels.

Faut-il une voiture pour visiter le parc ?

Presque toujours. Les départs de sentiers sont en forêt, loin des lignes de bus ; à défaut de voiture, une excursion organisée depuis Bouillante règle la question du transport.

Quelle saison choisir pour randonner dans le parc ?

La saison sèche, de janvier à avril, offre les sentiers les moins boueux. Le reste de l'année reste praticable, avec des départs matinaux et un œil sur les fermetures publiées par le parc.

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