L'épave Franjack est un ancien cargo sablier d'environ 50 mètres, coulé volontairement en 1996 au sud-est de la pointe Malendure, à Bouillante. Posée droite sur un fond sableux à 23 mètres, elle se visite dès le niveau 1 et compte parmi les plongées sur épave les plus accessibles de Guadeloupe.
Épave droite sur le sable, à 23 ou 24 mètres
- Profondeur maximale de 23 à 24 mètres, épave droite sur le sable.
- Niveau 1 minimum, accompagné d'un guide de centre de plongée.
- Faune fixée depuis près de trente ans : murènes, langoustes, barracudas, tortues.
- Souvent combinée avec la réserve Cousteau dans une sortie à deux plongées.
Qu'est-ce que l'épave Franjack ?
Le Franjack est un ancien sablier, c'est-à-dire un cargo conçu pour transporter du sable. Les fiches des clubs le disent construit au Danemark, puis exploité dans les Antilles pour le transport de matériaux. Sa longueur est donnée entre 45 et 50 mètres selon les sources : PADI indique 45 mètres, la plupart des centres de plongée de Bouillante retiennent 50 mètres.
Son histoire maritime rejoint celle de nombreux navires de l'archipel. Endommagé lors du cyclone Hugo, qui a frappé la Guadeloupe en septembre 1989, le cargo n'a plus repris la mer. Il a été préparé puis coulé volontairement en juin 1996 pour former un récif artificiel au large de la côte sous le vent. Ce n'est donc pas un naufrage historique au sens strict, mais un sabordage organisé, précédé d'un nettoyage qui a retiré ce qui pouvait piéger un plongeur.
Trois décennies plus tard, l'ancien sablier est devenu un support de vie marine à part entière. La quille repose dans le sable, le moteur et l'hélice sont restés en place, et la silhouette du navire qui a longtemps navigué entre les îles reste lisible de la proue à la poupe. Coques, bastingages et superstructures sont couverts d'éponges et de coraux encroûtants, et la faune y est « bien fixée », pour reprendre la formule d'un centre de Malendure.
Où se trouve le Franjack, et comment y accéder ?
L'épave repose au sud-est de la pointe Malendure, sur la commune de Bouillante, à proximité de la côte. Les bateaux partent de la plage de Malendure, au sable noir, où se regroupent la plupart des clubs. Le trajet ne prend que quelques minutes : le site est l'un des plus proches du ponton.
Depuis Pointe-à-Pitre, il faut compter environ une heure et quart de route par la route de la Traversée ou par le sud de la Basse-Terre. Plusieurs centres installés plus au nord, du côté de Pointe Noire, programment aussi le site dans leurs sorties sur la côte caraïbe. La mer y est en général calme : la côte sous le vent est abritée des alizés, ce qui rend la plongée praticable la plus grande partie de l'année.
Quelle est la profondeur de l'épave Franjack ?
Le Franjack est posé à plat sur un fond de sable, à une profondeur de 23 mètres au plus profond, 24 mètres selon certains relevés. Le pont se situe autour de 15 à 18 mètres, et la timonerie remonte encore un peu plus haut. Cette configuration permet d'adapter le profil de la plongée : les plongeurs les moins expérimentés restent au niveau du pont, les autres descendent jusqu'au fond sableux pour admirer la coque de profil.
La profondeur explique aussi le temps passé sur place. Au-delà de 20 mètres, la consommation d'air augmente et la marge de décompression se réduit : un tour complet de l'épave dure en général 30 à 40 minutes, avec une remontée le long du bout jusqu'au palier.
Comment plonger sur l'épave Franjack ?
La plongée se fait obligatoirement avec un centre de plongée : aucun accès en autonomie depuis le bord. La réservation se fait auprès d'un club de Malendure, souvent pour une sortie double qui enchaîne le Franjack et un site de la réserve Cousteau.
Le niveau minimum demandé
Le niveau 1 (ou Open Water PADI) suffit, puisque ce brevet autorise la plongée accompagnée jusqu'à 20 mètres et que le fond du site n'est guère plus bas. Les centres demandent une expérience récente : un plongeur qui n'a pas plongé depuis plus d'un an se verra souvent proposer une plongée de réadaptation. Pour passer ce premier brevet sur place, voir comment se déroule le niveau 1 de plongée en Guadeloupe.
Visiter l'intérieur
L'intérieur est accessible : salle des machines, cuisine et timonerie ont été dégagées lors de la préparation du navire. Leur exploration reste réservée aux plongeurs à l'aise avec leur flottabilité, et une lampe est utile. Le guide décide sur place, selon le groupe et la visibilité.
Débutant ou confirmé : ce que change le niveau
Un débutant fraîchement breveté fait le tour extérieur avec un moniteur, sous son assistance directe. Les niveaux supérieurs, ou un Advanced Open Water avec la spécialité Deep Dive, permettent de prolonger l'exploration vers le fond et d'enchaîner ensuite sur les épaves plus profondes. Certains clubs profitent de la sortie pour un cours de formation épave, avec lecture de carte du site avant la mise à l'eau. Pour tout renseignement, le contact passe par le formulaire ou le téléphone du centre choisi.
Les plongeurs en apnée ne sont pas oubliés : certains clubs proposent des sorties apnée sur le Franjack, la timonerie restant accessible aux apnéistes confirmés.
Quels poissons peut-on voir près de l'épave Franjack ?
La faune marine du Franjack est celle d'un récif artificiel mûr. Les plongeurs y croisent régulièrement :
- des murènes vertes et tachetées, logées dans les ouvertures de la coque ;
- des langoustes et des crabes dans les recoins de la superstructure ;
- des bancs de poissons-soldats, de sergents-majors et de poissons-perroquets ;
- des barracudas en pleine eau et, parfois, une tortue imbriquée ou verte ;
- des poissons-lions, espèce invasive que les clubs signalent et retirent.
Des requins nourrices et des raies pastenagues sont parfois observés sur le fond sableux autour de la coque, sans que leur présence soit régulière : les avis de plongeurs en font une rencontre de chance, pas une promesse. Le requin nourrice, inoffensif, se repose le jour sous les tôles ; un requin de récif reste une observation rare dans les eaux de la côte. Cette biodiversité riche rappelle celle des récifs naturels de la mer des Caraïbes, de la Martinique à Saint-Martin, et c'est une belle façon de découvrir la vie de l'océan tropical en Guadeloupe. La présence du poisson-lion en Guadeloupe y est suivie de près, comme sur tous les sites de la côte.
Les autres épaves de la côte sous le vent
Le Franjack n'est pas la seule épave du secteur, et c'est souvent la première d'une série. Deux autres navires reposent à proximité, plus profonds et réservés aux plongeurs confirmés.
| Épave | Type de navire | Profondeur | Niveau demandé |
|---|---|---|---|
| Franjack | Cargo sablier, environ 50 mètres | 23 à 24 mètres | Niveau 1 / Open Water |
| Augustin Fresnel | Ancien bateau-phare, environ 53 mètres | 15 à 35 mètres | PE40, niveau 2 ou Open Water avec spécialité Deep |
| Gustavia | Caboteur, environ 49 mètres | Environ 40 mètres | PE40, niveau 2 ou Open Water avec spécialité Deep |
L'Augustin Fresnel est un ancien bateau-phare qui repose du côté de l'anse à la Barque, avec ses quinze cabines et des coursives extérieures accessibles. Son nom rend hommage à l'ingénieur Augustin Fresnel, inventeur de la lentille des phares. L'épave du Gustavia, un caboteur lui aussi abîmé par le cyclone Hugo dans le port de Pointe-à-Pitre, a été coulée en 1991 entre les îlets et la côte ; son hélice à trois pales et ses éponges tubulaires jaunes en font une plongée d'exploration très colorée, mais profonde.
Autour de ces épaves, le site offre aussi les jardins de corail de la réserve : les spots sous-marins des îlets Pigeon complètent naturellement une journée consacrée aux épaves. Plus au nord, vers Deshaies, d'autres sites prolongent l'excursion sur la côte de la Guadeloupe, parmi les plus réputés de France pour la plongée tropicale.
Quels sont les avis des plongeurs sur le Franjack ?
Les avis de plongeurs convergent sur trois points. D'abord l'accessibilité : c'est souvent la première épave d'un plongeur fraîchement breveté, et l'expérience laisse une forte impression parce que la coque se découvre entière dès la descente. Ensuite l'état du navire, décrit comme bien conservé, posé droit et lisible. Enfin la densité de vie, jugée supérieure à celle de nombreux récifs naturels de la côte.
Les réserves portent surtout sur la visibilité, plus variable qu'à l'îlet Pigeon après de fortes pluies, et sur l'affluence : le site est très fréquenté en haute saison, il est donc préférable de réserver tôt et de privilégier la sortie du matin.
Préparer sa plongée : saison, eau et retour
La température de l'eau reste comprise entre 26 et 29 °C toute l'année en Guadeloupe : une combinaison de 3 millimètres suffit. La saison des cyclones, de juin à novembre, peut entraîner des annulations ponctuelles, mais la côte sous le vent reste plongeable la majeure partie du temps.
Dernier point à anticiper : le vol retour. Après une plongée à 23 mètres, un délai sans avion est indispensable ; les règles détaillées figurent dans notre article sur le délai à respecter entre plongée et avion. Mieux vaut donc placer le Franjack en début de séjour plutôt que la veille du départ.
Questions fréquentes sur l'épave Franjack
Peut-on plonger sur le Franjack en baptême ?
Un baptême se limite à 6 mètres de profondeur, alors que l'épave repose à 23 mètres. Le Franjack demande donc au minimum un niveau 1 ou un Open Water.
Combien de temps dure une plongée sur le Franjack ?
Une plongée sur l'épave dure en général 30 à 40 minutes, palier compris, selon l'air disponible et le niveau du groupe.
Le Franjack fait-il partie de la réserve Cousteau ?
L'épave est au large de la pointe Malendure, face aux îlets Pigeon qui forment le cœur de la réserve. Les clubs l'associent presque toujours à un site de la réserve Cousteau dans la même sortie.
















